Une intuition de 1977, un diagnostic d’aujourd’hui

En 1977, à Recife, Alfonso Caycedo posait un nom sur un mal qu’il voyait monter : la maladie de masse. Non pas une pathologie individuelle de plus, mais une crise existentielle de civilisation — celle d’un être humain qui perd ses repères, voit s’affaiblir ses défenses intérieures, et se déconnecte peu à peu de lui-même.

C’est en réponse à cette crise qu’il enrichit alors la Sophrologie de sa dimension axiologique, la concevant comme une prophylaxie sociale : un entraînement du corps et de l’esprit destiné à restaurer les valeurs profondes et à rendre à l’existence sa verticalité.

Près d’un demi-siècle plus tard, le philosophe Pascal Chabot décrit le même phénomène sous un autre nom — le burnout — et le replace dans la liste de ce qu’il appelle les « digitoses » de notre époque.